Par François-Pierre Bouchard, Conard invité
(Note de Jean-Sébastien: FPB est mon frère et je lui ai récemment refilé une machine à pain que mon père m’avait prêtée… il a poussé l’expérimentation plus loin que moi — je m’étais contenté de suivre les recettes du manuel de la machine — et son compte-rendu mérite d’être publié!)
Petit journal de mes essais boulangers!
Après quelques échecs avec l’ordinaire
100% Pain,
j’ai approfondi mes recherches et c’est plutôt chez les voisins du sud
que j’ai trouvé l’ouvrage du vrai apprenti boulanger, l’excellent
Bread Baker’s Apprentice.
Donc,
suite à une lecture intensive et quelques courses, je me suis lancé
hier dans la fabrication du pain à la levure classique, le « french
bread ».
La plupart des pains de ce livre requièrent un minimum
de 2 jours de préparation, pain français inclus. Le pain français requiert ce qu’ils
appellent une « pâte fermentée », qui, en gros, est une pâte à pain
français qui fermente au frigo toute la nuit. Soit. Donc hier, j’ai
construit la pâte fermentée, qui a passé la nuit au frigo. Ce matin,
étape deux: refaire la même pâte, pétrir le tout avec la pâte de la
veille, levée, séparation, formation des bâtards, cuisson, bref,
plusieurs heures de plaisir aujourd’hui. (Le pain c’est LONG!)
Voici en images le résultat. Je suis impressionné. Le pain est très croustillant, et la mie est super savoureuse.


Ce n’est pas exactement le résultat que j’escomptais, mais après avoir lu
sur internet certains commentaires sur la farine de la Milanaise, j’ai
compris que leur farine « à pain » (pas celle « de blé entier, à pain »,
juste « à pain »), est quand même plus lourde que la farine « à pain »
habituelle — donc mon pain a l’allure d’un pain de campagne, avec une
saveur entre un pain de blé entier et un pain blanc. En fait, c’est
plutôt savoureux! La prochaine fois, je vais quand même réessayer avec
uniquement la farine « tout usage » de la Milanaise qui, semble-t-il, se
comporte comme une farine à pain. J’aimerais aller chercher une levée un
peu plus impressionnante avec une mie avec de gros yeux. Sans le
savoir, j’ai finalement utilisé la formule de pain de campagne qui est
identique que celle du pain français, mais qui mélange avec des farines
plus lourdes la deuxième étape.
Comment arriver à ce résultat? En gros, c’est pas simple la
première fois!!! Le livre est vraiment bien écrit, précis et basé sur
les réactions chimiques impliquées dans la confection du pain. Je vous
évite les détails.
Je démarre le levain de ce livre ce soir (à base de farine de seigle),
donc mon prochain pain vers la fin de la semaine devrait être un
« classic sourdough » (faut quand même manger la production avant d’en fabriquer d’autre!).
Méchant contrat la boulange!
Lire la suite »