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Bonjour mes très chers conards,

Quel bel été nous avons eu! Cinq journées en haut de 20 degrés et quatre journées sans pluie……pourquoi en demander plus? Je crois sincèrement que c’est la faute de la dérive des continents! Merde on a du dériver dans le bas du fleuve et personne s’en est aperçu!

Le seul réconfort possible de commencer l’automne au mois de juillet, c’est que nous pouvons cuisiner des petits plats mijotés sans aucune culpabilité!

Alors je vous propose la sublime recette de Jarrets d’agneau braisés de mon ami J-S, ce valeureux conard à la cuillère agile!

Je vous retranscris l’intégral du courriel que mon ami conard m’a fait parvenir pour me donner sa recette.
Jarret d'agneau braisé

Bonne bouffe!
Courriel:

Mon cher ami,

Voici, tel que promis, la recette de jarrets d’agneau braisés.

D’abord, s’assurer de la disponibilité des jarrets en question. Il n’y a rien de plus désaggréable que d’avoir promis un festin à l’agneau et de se ramasser à servir des saucisses à hot-dog bouillies dans de la sauce téryaki.

Ingrédients:

  • 6 à 8 jarrets d’agneau
  • 3 tasses de bouillon de boeuf (ou si tu mets du fond de veau, 2 tasses de fond et une tasse d’eau)
  • 1 tasse de vin rouge
  • 6 feuilles de laurier
  • 4 gousses d’ail pelées
  • 8 petits oignons pelés (j’en met un peu plus, genre 12 à 15)
  • 2 branches de romarin frais
  • 3 branches de marjolaine (j’en ai jamais mis mais ça doit être bon)
  • 1 cuillère à table de grains de poivre

Se servire un verre de sauvignon blanc bien froid, le boire tranquillement et surtout s’en reservire dès que le verre est vide!

Chauffer une poêle (pas le creuset) à feu vif. Y brunir les jarrets dans l’huile d’olives 2 minutes de chaque côtés.
Jarret d'agneau braisé

Placer les jarrets dans le creuset avec le reste des ingrédients. Couvrir et cuire à 315 pendant au moins 2 heures (un peu plus ne leur fera pas de tort) ou jusqu’à ce que la viande soit full méga tendre.
Jarret d'agneau braisé
Jarret d'agneau braisé

Servire sur un lit de polenta molle ou une purée de pomme de terre à l’ail.

Aggrémenter de légumes verts pour que les madames soient contentes.

Sert de 4 à 8 personnes, selon la taille des jarrets et la pourcitude des convives.

Bon régal!

JSB

Alors voilà mes amis. C’est un plat simple mais tellement savoureux!

Je vous laisse maintenant mais rappelez-vous qu’il n’y a rien de mieux qu’un petit mijoté pour célébrer l’automne en plein milieu de l’été!

Michel-Frédérick

Un conard presque estival

Cornadiens zé Cornadiennes,

Cette semaine, j’ai le plaisir de vous présenter une délicieuse recette de pizza Pesto-Poulet-Poivron. Généralement, cette délicieuse pizza fait partie de mon menu des soupers de la semaine mais je vous assure qu’elle a assez de panache pour servir de pièce de résistance lors d’un souper plus élaboré. Elle fera, sans nul doute, le délice de vos convives !

Pour ce qui est de la recette, je ne vous cacherai pas qu’il y a certains principes de bases à respecter pour obtenir un résultat à la hauteur de vos attentes.  Cependant, en respectant ces quelques étapes, vous pourrez improviser et adapter la recette avec vos ingrédients fétiches.

Les ingrédients : 

Pizza_ingrédients

  • 1 gros oignon espagnol  (ou deux oignons jaune) Je préfère de loin utiliser l’oignon espagnol pour cette recette car il est plus doux et il se caramélise beaucoup mieux.
  • Choisir deux poivrons de la couleur de votre choix…..SAUF LE VERT…
  • 1 pot de perto basilic. Je vous suggère la marque Pasten…..c’est celle que je préfère….
  • Une croûte à pizza épaisse. La marque nos compliments en fait une délicieuse aux fines herbes……

SUGGESTION : Lorsque vous achetez cette pâte à pizza, je vous suggère de la faire congeler et de la sortir seulement lorsque vous commencez le montage de votre pizza. Je ne sais trop pourquoi mais cette technique vous assure une croûte plus moelleuse.

  • Une belle poitrine de poulet bien rose et en chaire
  • Fromage mozzarella
  • 2 grosses gousses d’ail
  • Herbes salées
  • Tomates séchées dans l’huile (facultatif)
  • Huile d’olives
  • Sel et poivre

Préparation:

Les oignons

oignon.JPG

La première opération consiste à faire une sorte de compote d’oignons. Pas de panique, c’est un jeu d’enfant ! Il faut seulement de la patience, c’est le seul truc pour réussir une belle compote bien caramélisée sans brûler les oignons. Alors dans une sauteuse, mettre un généreux filet d’huile d’olives avec une belle noix de beurre. Lorsque le beurre est fondu, mettre une pincé de sucre dans la sauteuse et brasser. Ne pas trop mettre de sucre, ce n’est pas des confitures mais une compote que l’on veut obtenir. Le sucre mélangé aux sucres naturels de l’oignon aidera à a caramélisation. Trancher maintenant l’oignon en deux et en faire des lamelles pas trop minces. Mettre l’oignon dans la sauteuse, brasser et laisser à feu doux en brassant de temps en temps. NE JAMAIS LAISSER BRÛLER VOS OIGNONS. Si jamais il manque de jus dans votre sauteuse, ajoutez un filet d’eau. Pour une belle compote bien gouteuse, il faut compter au moins 30 minutes. Ne désespérez pas, durant ce temps vous pourrez travailler sur le reste de la recette…..

Le reste de la cuisson

Couper le poulet en petit cube et le faire revenir violamment dans de l’huile d’olives. Le but est de donner une belle coloration au poulet. Hacher les deux gousses d’ail et lorsque le poulet commence à colorer, lancer vos gousses dans l’arène avec une cuillère à thé d’herbes salées! LAISSER L’AIL BRUNIR AVEC VOTRE POULET DANS LA POÊLE….. Je suis conscient que le conseil suivant va à l’encontre de l’éthique culinaire mais je vous invite à la rebellion et à tenter l’expérience….vous m’en redonnerez des nouvelles ! Le poulet est cuit et lui et l’ail sont bien dorés, alors réserver le tout dans un bol.

poulet.JPG

Couper vos poivrons en lanières et les faire revenir à feu vif dans l’huile d’olives environ 2 minutes.

Raper votre fromage

Le montage

pesto.JPGpestooignon.JPGpoivron.JPGpoivronpoulet.JPGfromage.JPG

  •  Sortir la pâte à pizza du congélateur et la placer sur une tôle allant au four.
  • Ouvrir le pot de pesto, vous constaterez qu’il y a une belle couche d’huile qui protège le pesto de l’air…..si vous êtes de la catégorie pourceau comme moi, vous déverserez l’huile et le pesto sur la pâte. Je sais, ça peut sembler très huileux…..et bien certes mais c’est tellement bon ! Alors étendre sur la pizza, l’ensemble du pot en une belle couche de pesto.
  • Étendre votre compote d’oignons
  • Placer le poulet et les poivrons
  • Étendre le fromage
  • Décorer avec une couronne de tomates séchées (facultatif)

Enfourner à 350 durant 20 à 30 minutes pour finir à Broil afin de donner une couleur au fromage……

Maintenant vous êtes prêt à déguster ……….

Petite suggestion, je vous suggère en accompagnement une petite salade mesclun avec des petits pignons de pain bien dorés…..avec une petite vinaigrette toute simple composé d’huile de noix, jus de citron sel et poivre….hummm miam miam

Ma belle ville de Québec, souvent qualifiée de capitale gastronomique de l’Amérique du Nord. Épicentre de la bonne chère et de la jouissance gustative! Ville où le bien mangé est un art de vivre. Que de belles phrases clichées, mais est-ce vraiment la réalité? Peut-on réellement et honnêtement prétendre à ce titre? Et bien mes chers confits, j’étais le premier à y croire, mais maintenant je sens le doute s’installer et je lutte pour le chasser….J’exagère, j’en mets plus que le client en demande…c’est certain! Je suis un passionné pour qui manger au restaurant représente un événement, un spectacle quasi théâtral où le service, la nourriture, le vin et l’ambiance valsent en harmonie. Un événement où le billet d’entrée représente ma facture. Facture que j’acquitte avec le sourire lorsque le spectacle mérite une ovation et surtout quelques rappels arosés d’armagnac ! Quel plaisir divin de manger dans un restaurant digne de ce nom et en bonne compagnie…

Malheureusement, mes toutes dernières expériences n’ont pas été si heureuses. Je dirais même que je navigue de déception en déception. Pourtant, j’ai fait l’essai de plusieurs restaurants jouissant supposément d’une bonne réputation! Suis-je tombé systématiquement sur une mauvaise journée pour eux?…Peut-être! Suis-je sur une mauvaise lancé comme le Canadien?…..Assurément! Vais-je m’en sortir?….Je l’espère fortement avec votre aide!

Alors, permettez-moi de vous faire une proposition. Partageons ensemble nos petits secrets ! Quel est votre restaurant préféré ? L’endroit où vous savez que vous allez assurément vivre un spectacle digne de ce nom ? Où iriez-vous manger avec un couple d’amis pour passer un beau samedi soir ? Partageons ensemble mes amis, car comme je l’ai souvent répété, entre conards on se confie !

Au Québec, nous sommes faits d’un amalgame de diverses cultures qui ont choisi de tenter l’aventure du Nouveau Monde. Une manifestation de cet heureux mélange est notre spaghetti italien national! Quoi de plus typique que de se faire une bonne «batch» de sauce à spag? Et si l’on faisait l’inventaire des congélos de la province, on trouverait fort probablement des plats de yogourt et de margarine remplis de sauce à la viande dans la grande majorité d’entre-eux!

J’ai eu plusieurs phases dans ma vie de faiseur de sauce à «spag». Suite à une brève, mais intense cohabitation avec une fille qui ne mangeait pas de viande, je me suis mis à remplacer la viande par du tofu broyé. À un autre moment, je n’y mettais plus de carottes sous prétexte que c’est trop sucré. Aussi, j’ai eu un épisode pendant lequel ma sauce faisait plus ratatouille que spag. Finalement, je suis revenu à la source: de la bonne viande, pas de courgettes ni de tofu et des carottes en masse!

Spaghetti

Je dois bien faire 7 ou 8 grosses recettes de sauce par année. J’improvise habituellement à partir de quelques ingrédients de base et selon ce que j’ai sous la main. La plupart du temps, c’est réussi, mais il arrive que le résultat soit exceptionnel!

C’est ce qui est arrivé la semaine dernière: un grand cru fut produit et mis en pot pour vieillir au congélo! Ce qu’elle avait de spécial, cette sauce? Une belle teinte d’un rouge profond, un savant équilibre entre le sucre des carottes et l’acidité des tomates, une onctuosité parfaite et une viandeuseté (néologisme à ajouter au dictionnaire des conards confits) exemplaire. J’ai noté la recette pour la partager avec vous (et l’utiliser comme recette de base à partir de laquelle j’improviserai dorénavant). Lire la suite »

L’avis des Conards confits commence à être sollicité… serait-ce que nous deviendrons un jour un remède à la bêtise ambiante? C’est donc l’ami Marc qui en appelle aujourd’hui de l’autorité morale des pauvres gourmands que nous sommes.

Il s’interroge sur la qualité de la restauration à Montréal suite à la lecture d’une lettre d’opinion parue dans Le Devoir de samedi dernier. C’est que la fermeture récente des restaurants Le chou et Les chèvres et celle annoncée pour Anise fait pas mal jaser. On se questionne sur la qualité, sur le prix et sur la capacité de la clientèle de soutenir des établissements gastronomiques.

Mais au fait, ça veut dire quoi gastronomique? Pour en avoir le coeur net, je suis allé aux sources du concept: Le Larousse gastronomique. Voici donc un extrait de la définition que l’on y trouve pour le terme gastronomie:

Le véritable gastronome, tout en estimant les productions les plus raffinées de l’art culinaire, n’en use qu’avec modération. Il recherche, au quotidien, les préparations les plus simples, mais les plus difficiles à réaliser dans leur perfection.

Et si, au regard de cette définition, on lit le passage suivant, tiré de l’article du Devoir, on peut assez rapidement identifier un des problèmes fondamentaux de plusieurs restaurants:

Certains restaurants louangés par la critique sont devenus les rois du marketing, au détriment bien souvent de ce qui se trouve dans l’assiette. L’important est de remplir la salle. Après tout, les clients capables de faire la différence seront rares. Les snobs ne sont pas des gastronomes avertis. Et les critiques et les chroniqueurs gastronomiques ne font que renforcer ce snobisme, et aucun ne participe de manière intelligente à l’éducation gastronomique des Québécois.

Et c’est quoi, le problème? Ben c’est que trop de restaurateurs investissent surtout dans le décor et dans l’ambiance et laissent de côté la rigueur et la créativité. Le résultat est qu’ils investissent des sommes hallucinantes avant même d’avoir embauché le chef (regardez quelques épisodes de l’émission Opening Soon et vous comprendrez!) et que la bouffe est reléguée au second plan.

Comme je ne mange presque plus au resto quand je vais à Montréal, je vais parler un peu de la ville de Québec. J’ai visité un grand nombre des restaurants de la ville et ceux où j’ai eu le plus de plaisir à manger (et où je retourne), ne sont pas ceux qui portent l’étiquette «gastronomique». Je n’y ai pas mal mangé, mais quand j’ai envie d’avoir du plaisir, ce n’est pas à l’Utopie, au Laurie Raphaël ou au Champlain que je pense, mais plutôt au cassoulet du Moulin à poivre, au boudin du Clocher penché, aux côtes levées du Paris grill, à l’entrecôte du Saint-Malo et même au sandwich au tofu et noix de la Boîte à pain! Certes, ce ne sont pas des hauts lieux de la gastronomie, mais au moins on y mange bien dans une ambiance simple et sans prétention.

Un autre exemple est le Versa, dans Saint-Roch. Décor à la mode et menu super appétissant… sur papier. Chaque fois que j’y suis allé, j’ai été déçu et je suis reparti en me disant que la personne qui rédige le menu a infiniment plus de talent que le chef (à moins que ce ne soit le chef qui rédige le menu… dans ce cas il devrait se recycler dans la rédaction).

Les puristes argumenteront que je n’ai pas les connaissances nécessaires pour apprécier l’art gastronomique et ils ont fort probablement raison. Toutefois, je me console en me disant que ma recherche de qualité et de variété, tant dans ma cuisine que dans celle des restaurants que je visite, fait de moi un gourmand curieux et heureux!

J’arrive tout juste d’un voyage de 10 jours à Paris. Nous habitions chez des amis, dans le XIIe arrondissement. Ils ont trois jeunes enfants et nous en avons deux alors inutile de vous dire que nous ne sommes pas trop allés au resto mais avons plutôt cuisiné de superbes bouffes chaque soir! J’étais déjà allé à Paris pour le travail, mais là, c’était la première fois que je pouvais y vivre la vie quotidienne des Parisiens: aller au marché acheter les fruits et les légumes, à la boucherie, à la boulangerie, la pâtisserie et au supermarché. Avec un tout petit frigo dans l’appart et 9 personnes à nourrir, inutile de vous dire que nous allions souvent faire les courses.

Comme j’adore aller à l’épicerie et au marché à Québec, j’avais vraiment hâte de vivre l’expérience en France. Dès le lendemain de notre arrivée, Ana, notre hôtesse, nous emmène faire les courses au Marché Daumesnil. Me voilà au paradis! Même si ce n’est pas un énorme marché, tout y est: poissons, viandes, volailles (avec les plumes sur la tête), fruits, légumes, fruits séchés et même des gugusses à 1 euro. La première chose qui me frappe est d’observer comment les gens sont fiers de leurs produits et comment les clients sont précis dans leurs demandes et enthousiastes quand les marchands leur répondent.

Marché à Paris

 

Je ne pouvais pas me lasser de regarder les vielles dames venir choisir leurs huîtres et s’exclamer de gourmandise en apprenant que leur variété favorite était de l’arrivage du matin. Ou encore ce pomiculteur m’accuser d’espionnage industriel en me voyant prendre une photo. Mais là où j’aurais passé la journée, c’est devant la table de la triperie. C’est là, en regardant travailler le tripier et son assistant, que j’ai pu vivre le dépaysement d’un petit québécois mangeur de cretons. J’avais envie de tout goûter, de savoir comment tout était fait. Il y avait beaucoup de monde autour du comptoir et je suis donc resté un peu en retrait, observant les allées et venues des clients gourmands. Cervelle, rognons, boudin, joue, tête, pieds, langues, boyaux, joue, coeur, panse, feuillet, crépine, rillettes, pâtés, salades et j’en passe! Tout avait l’air bon! Je n’ai rien acheté chez le tripier ce jour-là, mais je m’étais promis d’explorer le monde de la tripe les jours suivants!

C’est quelques jours plus tard, en visitant le boucher, que j’ai pu donner libre cours à mes bas instincts carnivores. Pendant qu’Ana faisait préparer le boeuf, je choisissais quelques délices: boudin blanc, saucissons, jambon et, j’en rêvais depuis que le tripier m’avais fait de l’oeil, de la salade de museau de boeuf. De fines tranches de viande dans une vinaigrette aux herbes… miam! Quand le boucher a demandé s’il en avait mis assez dans le petit contenant de plastique et qu’Ana a dit oui, j’ai failli en demander un peu plus, mais je me suis gardé une petite gêne!

Sur le chemin du retour vers l’appartement, nous arrêtons acheter des macarons et une baguette pendant que je rêve du moment où je communierai avec ma première tranche de museau. J’attends donc impatiemment que l’ami Clément revienne du travail pour déguster le tout entre hommes, car les filles sont un peu dégoûtées par l’idée du museau. J’avais mis de la bière au froid pour bien arroser le produit tripier tant convoité. Vraiment, j’avais l’estomac en fête!

Une fois le Clément en question arrivé du boulot, j’ouvre deux bières et nous sers chacun une belle portion de ladite salade de museau de boeuf. Il goûte un peu avant moi, occupé que j’étais à me faire un fond de bière adéquat pour bien accueillir le délice au nom si poétique. Non mais quel con, quel inculte, on dirait qu’il ne trouve pas ça bon. Je me dis que c’est parce qu’il travaille pour une grande maison d’édition et que ses patrons lui ont dit que les tripes, c’est pour les éditeurs de romans-savon. Je pique donc ma fourchette dans un beau morceau rectangulaire, légèrement rosé et morcellé de beaux petits ovales à la consistance adipeuse, bien déterminé à montrer à mon snobinard d’ami que moi, je connais ça les abats.

Vite, je porte le morceau à ma bouche et m’empresse de savourer ce que j’espère être une révélation gustative. Je laisse la mince pièce se déposer sur le siège de mes papilles gustatives et… ouais, j’ai peut-être encore un peu de bière de collé sur l’intérieur des joues parce qu’à part de me rappeler le corned-beef, ça ne goûte pas grand-chose! Clément, lui, fait passer le méchant à grandes lampées de bière. Moi, je ne veux pas y croire alors je reprends une bouchée, une vraie, avec des morceaux plein la fourchette. Pas vraiment meilleur. En fait, c’est les morceaux d’oignon vert qui sont les meilleurs! Même qu’on dirait qu’on est tombés sur le museau d’une vache qui aimait bien sentir le cul de ses voisines. Exit la salade de museau, vite une autre bière. Et moi qui avais peur d’en manquer… quel conard! Nous avons au moins pu nous régaler avec le reste des achats: le boudin, le jambon et les saucissons étaient délicieux.

Ô divine tourtière ma malaimée!

Qu’il est mystérieux le secret se cachant derrière la réussite de cette recette presque mythique du Saguenay-Lac Saint-Jean. Pour certains, le secret réside dans la pâte, pour d’autres dans la viande, d’autres vous affirmeront que c’est le choix du chaudron et bien moi je crois que le secret réside dans le larron! Et oui, j’ai la conviction que le seul vrai secret de cette recette….c’est le cuisinier ou la cuisinière. On peut également affirmer qu’il y a autant de variante à cette recette qu’il y a de bleuets dans une bleuetière et que son origine remonte au temps où l’on jouait au hockey avec une bouse de chevreuil gelée! Chaque famille de cette belle région possède sa version et ils vous affirmeront sans gêne que c’est la meilleure et l’unique bien entendu!

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Alors pour tous les impies qui, comme moi, n’ont pas la chance d’avoir des racines baignant dans le Saguenay, je vous propose ici LA recette originale de madame Jacqueline Martel originaire de St-Eugène dans le haut du lac. C’est sans aucun doute l’une des meilleures tourtières que j’ai eu la chance de déguster. Tel un bon conard confit qui se respecte, j’ai essayé cette recette durant le temps des fêtes. Certes c’était bon, je dirais même très bon mais je suis dans l’obligation de constater que le petit bourgeois que je suis a encore bien des croûtes à manger avant d’arriver à la cheville de la tourtière de madame Jacqueline!

Je termine en affirmant haut et fort: Ô Divine tourtière, je te rote respectueusement et je te digère affectueusement!

(À noter: J’ai profité du temps des fêtes pour photographier la succulante tourtière de Viviane Lepage! Alors un gros merci à Viviane!)

Voici la fameuse recette:

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Par Jean-Sébastien

J’ai entendu dire entre les branches (et mon analyse de fréquentation du site me l’a confirmé) que certains de nos textes ne font pas l’affaire de tous. J’invite les personnes concernées à lire Savez-vous ce qu’on dit de vous sur la blogosphère?. Ça pourrait alimenter vos réflexions. En voici un petit extrait:

La Chaîne hôtelière Sheraton s’est rendu compte qu’un client insatisfait parlait sur son blog d’un problème qu’il avait vécu en tentant d’effectuer une réservation en ligne. Il y avait trois solutions possibles:

  1. Ignorer le blogger. Après tout, il ne s’agit pas d’une personne influente mais seulement d’un blogger, n’est-ce pas?
  2. Lui envoyer une mise en demeure pour qu’il retire sa critique. Mais
    pour qui se prend-t-il celui-là pour parler de vous publiquement de
    manière négative?
  3. Le contacter, s’excuser et régler le problème.

La suite est ici.

Par François-Pierre Bouchard, Conard invité

(Note de Jean-Sébastien: FPB est mon frère et je lui ai récemment refilé une machine à pain que mon père m’avait prêtée… il a poussé l’expérimentation plus loin que moi — je m’étais contenté de suivre les recettes du manuel de la machine — et son compte-rendu mérite d’être publié!)

Petit journal de mes essais boulangers!

Après quelques échecs avec l’ordinaire
100% Pain
,
j’ai approfondi mes recherches et c’est plutôt chez les voisins du sud
que j’ai trouvé l’ouvrage du vrai apprenti boulanger, l’excellent
Bread Baker’s Apprentice
.

Donc,
suite à une lecture intensive et quelques courses, je me suis lancé
hier dans la fabrication du pain à la levure classique, le “french
bread”.

La plupart des pains de ce livre requièrent un minimum
de 2 jours de préparation, pain français inclus. Le pain français requiert ce qu’ils
appellent une “pâte fermentée”, qui, en gros, est une pâte à pain
français qui fermente au frigo toute la nuit. Soit. Donc hier, j’ai
construit la pâte fermentée, qui a passé la nuit au frigo. Ce matin,
étape deux: refaire la même pâte, pétrir le tout avec la pâte de la
veille, levée, séparation, formation des bâtards, cuisson, bref,
plusieurs heures de plaisir aujourd’hui. (Le pain c’est LONG!)

Voici en images le résultat. Je suis impressionné. Le pain est très croustillant, et la mie est super savoureuse.

Img_2784

Img_2785

Ce n’est pas exactement le résultat que j’escomptais, mais après avoir lu
sur internet certains commentaires sur la farine de la Milanaise, j’ai
compris que leur farine “à pain” (pas celle “de blé entier, à pain”,
juste “à pain”), est quand même plus lourde que la farine “à pain”
habituelle — donc mon pain a l’allure d’un pain de campagne, avec une
saveur entre un pain de blé entier et un pain blanc. En fait, c’est
plutôt savoureux! La prochaine fois, je vais quand même réessayer avec
uniquement la farine “tout usage” de la Milanaise qui, semble-t-il, se
comporte comme une farine à pain. J’aimerais aller chercher une levée un
peu plus impressionnante avec une mie avec de gros yeux. Sans le
savoir, j’ai finalement utilisé la formule de pain de campagne qui est
identique que celle du pain français, mais qui mélange avec des farines
plus lourdes la deuxième étape.

Comment arriver à ce résultat? En gros, c’est pas simple la
première fois!!! Le livre est vraiment bien écrit, précis et basé sur
les réactions chimiques impliquées dans la confection du pain. Je vous
évite les détails.

Je démarre le levain de ce livre ce soir (à base de farine de seigle),
donc mon prochain pain vers la fin de la semaine devrait être un
“classic sourdough” (faut quand même manger la production avant d’en fabriquer d’autre!).

Méchant contrat la boulange!

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Par Michel-Frédérick

Alors bien le bonjour les confits, si vous saviez comme vous m’avez manqué durant cette rentrée automnale. Il n’y a pas à dire, on y prend goût à ces conardises ! Durant mon silence j’ai accumulé bon nombre de sujets sur lesquels je vais vous entretenir d’ici les prochaines semaines. Afin de vous titiller un tantinet en voici un aperçu : empalement du poulet à la bière, le poulet au beurre ; quel bonheur de s’éclater le cholestérol, la soirée papille et papillon et bien d’autres.

Maintenant, passons au vif du sujet de cette semaine ;

Que se passe-t-il à l’Auberge des Gouverneurs ? Index_03

Cette semaine mon travail m’a amené à passer la journée à l’Auberge des Gouverneurs de Sainte-Foy qui se situe à l’angle du boulevard Laurier et de la rue Lavigerie. Considérant que c’était un établissement bien tenu et fort d’une solide réputation, j’attendais avec impatience l’heure du lunch afin de me régaler et d’assouvir avec engouement ma faim de glouton. Et bien croyez-moi c’est un homme désillusionné qui vous écrit ces lignes. Si seulement c’était un des services qui n’avait pas tenu la route de mes papilles mais non j’ai eu droit à la totale. Je parle ici de la grande débandade culinaire, de l’extinction du concept des saveurs et finalement de l’antithèse de la gastronomie. Vous croyez que j’exagère et bien à peine malheureusement !

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